Près de 35 représentants syndicaux de Force ouvrière du Nord-Pas-de-Calais et de Picardie étaient présents à la réunion.
Venus de plusieurs villes du Nord - Pas-de-Calais et de la Picardie, une bonne trentaine de représentants syndicaux de la fédération FO-transports se sont réunis à Saint-Martin-Boulogne pour leur traditionnelle rencontre annuelle.
Objectif de cette réunion uniquement axée sur les transports urbains : faire concrètement le tour des situations rencontrées, le bilan de l'évolution sociale de ces derniers mois dans les réseaux gérés par Kéolis (Boulogne, Calais, Dunkerque, Lille)... Le constat du syndicat est sombre et sans appel : il y a prolifération des conflits sociaux. « Le paradoxe est que les grévistes ne réclament pas des augmentations mais une amélioration de leurs conditions de travail », souligne Gérard Martinez, secrétaire adjoint de la Fédération FO transports. « Cela est dû à la délégation des transports publics par les municipalités à des opérateurs privés. » Pour Force ouvrière, faute de pouvoir jouer sur les frais de personnel, ces opérateurs « essayent de jongler avec les conditions de travail : c'est la règle du jeu actuelle. » Conséquence : une productivité accrue. Les entreprises délégataires de service public « rognent sur les temps de battement, les temps de pause, sur tout !... Cela a des incidences sur la sécurité routière ! » De plus en plus, de surcroît, les conducteurs n'assurent plus seulement le transport et la vente de tickets, mais ils doivent aussi, notamment à Lille, « faire de la sécurité et de la gestion du stress des usagers... Il y a des limites ! » Dans la situation actuelle, « on va aller au clash systématiquement », pronostique Gérard Martinez. •
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire